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L.G. Lettre de la Gouvernance
Le projet de cogouvernance peut-il répondre à la crise ?
SYNTHESE
La crise financière de 2008 est d’abord une crise de l’intelligence dont l’une des causes profondes est l’asymétrie de l’information. Les modes de management actuels du système d’information sont critiqués comme celui des hommes.
La technogouvernance (qui privilégie l’informatique, les métamodèles et les normes) tente de juguler les ‘bonnes pratiques’ par l’industrialisation des services et la standardisation des comportements, engendrant des tensions entre le besoin de cohérence et les divergences culturelles, sociales, politiques et économiques. Si ces approches ont leurs avantages, les effets pervers se font sentir et deviennent même visibles dans l’actualité médiatique.
La confusion qui règne dans les expressions et les mots reflète le trop plein de technique et le manque d’informations pertinentes. L’importance accordée à la justification des investissements informatiques et aux stratégies de conformité sous estiment les principes de responsabilité partagée, d’engagement des personnes autour d’une mission et de respect de l’éthique de l’appartenance lorsque l’information devient un levier clé du capitalisme cognitif.
Alors que l’internet bouleverse les règles d’existence et celles de l’entreprise, la création de valeur prend sa source dans l’économie de l’innovation qu’il faut revisiter ensemble à l’ère numérique. Les décideurs se trouvent donc confrontés à leur responsabilité. Le plan de gouvernance du S.I. pourra-t-il leur servir de Table d’Orientation de la « cogouvernance avec les hommes » pour définir tous ensemble le meilleur itinéraire de progrès pour l’entreprise, ses métiers et le S.I. et pour chacun d’entre eux.
Gérard Balantzian 29 Juin 2010.
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